Les opérateurs historiques de téléphonie mobile ont été surpris par les offres du concurrent nouvellement arrivé. Ils savaient que le petit dernier allait être commercialement agressif, son
cousin proposant des accès à Internet l'ayant toujours été.
L'offre de téléphonie illimitée était attendue, mais le forfait d'une heure pour deux euros n'avait pas été prévu par les as du marketing. La force de ces deux offres est ainsi de correspondre parfaitement aux besoins des consommateurs, qu'ils soient "geeks" ou "mamie du Cantal".
Ne pouvant pas répondre par une offre adaptée, les trois anciens ont alors tenté d'effrayer le consommateur, en lui faisant craindre les pires problèmes techniques et un support clientèle inexistant. Lorsqu'on manque d'arguments à opposer, il ne reste plus qu'à dénigrer et à effrayer, en espérant que la propagande émotionnelle ainsi menée suffira à faire oublier au quidam que ses poches furent abusivement vidées pendant tant d'années.
La réalité est cependant différente. La carte SIM liée à mon abonnement au nouveau réseau fut reçue en quatre jours, et, pour l'instant, j'en suis pleinement satisfait. Le téléphone peut émettre et recevoir des appels, que demander de plus ?
Je n'ai pas encore eu affaire au service après-vente, mais il ne pourra pas être pire que celui de l'ancien opérateur. Ces deux dernières années, seul le dialogue avec une machine était en effet proposé, l'option "parler avec un être humain" n'étant pas la plupart du temps accessible depuis le serveur vocal.
Il en va de même en politique. Les partis installés n'écoutent pas leurs électeurs et ont peur de les voir voter pour le nouveau venu. Certes, ce dernier n'est pas tout jeune non plus, mais il n'a jamais été au pouvoir et vient d'être significativement réformé.
Ne trouvant pas d'arguments rationnels et convaincants à lui opposer, les communiquants politiques égalent leurs homologues téléphoniques en essayant d'effrayer les électeurs. Une grande partie d'entre eux pourrait bien cependant préférer la nouveauté à des marques ayant montré les limites de leur service après-vente.
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